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Notre Philosophie

Chaque projet naît d’une histoire.

 

La nôtre est née d’un constat simple : trop de femmes ont envie d’essayer la boxe, mais n’osent pas franchir la porte d’une salle. Par peur d’être jugées, par manque de confiance ou simplement parce qu’elles ne s’y sentent pas à leur place.

 

Alors nous avons voulu créer un espace différent.

 

Un lieu pensé par des femmes, pour les femmes. Une véritable safe place, où chacune est la bienvenue, qu’elle soit débutante ou non. Ici, il n’y a rien à prouver. Chacune avance à son rythme, dans le respect, la bienveillance et l’entraide.

 

En cherchant un symbole qui représentait ces valeurs, un nom s’est imposé à nous : Amazone.

 

Dans la mythologie grecque, les Amazones sont des femmes guerrières, devenues au fil du temps un symbole de courage, de liberté et de résilience. Pour nous, être une Amazone, ce n’est pas être invincible. C’est oser croire en soi, dépasser ses peurs et découvrir sa propre force.

 

C’est l’esprit que nous voulons transmettre chez Amazone Boxing Club.

 

Parce qu’ici, la plus grande victoire n’est pas de gagner un combat.

 

C’est d’oser franchir la porte pour la première fois. 🤍

Nos Coachs

Deux parcours. Une même conviction.

Je suis tombée neuf fois. Je me suis relevée une dixième.

 

J’avais douze ans quand le meilleur ami de mon père est décédé. Une personne importante dans ma vie. À cet âge-là, je n’avais pas les mots pour expliquer ce qui se passait à l’intérieur de moi. Alors la tristesse est devenue autre chose : de la colère. J’en voulais à tout le monde. À la vie, aux autres, à ce qui venait de se passer. Et pendant presque deux ans, j’ai gardé cette colère enfermée en moi.

 

Puis un jour, des amis sont venus à la maison avant d’aller à leur cours de MMA. Mon père leur a dit : “Prenez-la avec vous.” J’ai immédiatement refusé. Hors de question. Sauf que mon père n’était visiblement pas venu négocier. Il m’a forcée à y aller. Sur le moment, je n’avais aucune idée qu’il venait de me pousser vers quelque chose qui allait m’accompagner pendant les périodes les plus difficiles de ma vie.

 

Le premier entraînement

 

Quand je suis arrivée, la salle était pleine. Beaucoup de monde. Beaucoup d’hommes. Et moi, la seule fille. On m’a regardée et j’ai entendu quelque chose dans le style : “Elle va pas tenir longtemps… et avec ses ongles.”

 

Très bien. On allait voir.

 

L’entraînement qui a suivi était hardcore. Le genre d’entraînement fait pour trier ceux qui veulent vraiment être là. Et putain, j’en ai chié. Mes muscles brûlaient, mon souffle était court, j’étais complètement KO. Mais sous toute cette fatigue, quelque chose avait changé. Je me sentais bien.

 

Pour la première fois, toute cette colère avait trouvé une sortie. Chaque mouvement évacuait quelque chose : la rage, la tension, tout ce que je gardais coincé à l’intérieur depuis deux ans.

 

Alors je suis revenue. Encore. Puis encore. Je tombais, je me relevais. Et Elvir a commencé à voir quelque chose en moi. Il disait aux autres : “Tu connais une fille qui tombe neuf fois et qui se relève ?” Il m’a soutenue. Il m’a formée. Et moi, j’ai tout donné.

 

C’était devenu mon échappatoire. Et Elvir, mon mentor.

 

Mais malgré mon caractère, malgré les coups encaissés et malgré cette force que j’étais en train de construire, personne n’aurait pu imaginer les combats qui m’attendaient en dehors de la salle.

 

J’ai rencontré mon copain. Au début, les fondations de ce qui allait devenir mon calvaire se sont installées doucement, presque invisibles. Puis les violences psychologiques ont commencé à prendre de plus en plus de place, jusqu’à ce que la notion même de consentement disparaisse.

 

Et c’est là que j’ai découvert quelque chose de terrifiant. Je savais me défendre physiquement. Je savais encaisser. Je savais frapper. Je savais me relever. Mais psychologiquement, j’étais détruite.

 

Dans certaines situations, plusieurs pensées se mélangeaient dans ma tête. La peur. La honte. Le doute. Mon corps se figeait. J’étais tétanisée. À cette époque, parler de ce genre de choses était encore extrêmement tabou. Alors je me taisais. J’avais peur d’en parler. J’avais honte d’en parler.

 

J’ai finalement trouvé le courage de mettre un terme à cette relation.

 

Plus tard, j’ai rencontré mon copain.

 

Mais quelque temps après, le fait que je m’entraîne avec des hommes est devenu un problème. Alors j’ai arrêté les entraînements en groupe. Mais je n’ai pas arrêté de boxer. J’allais m’entraîner seule, pendant des heures. Seule face au sac. Coup après coup.

 

Après ma rupture, j’ai continué de boxer seule, parce que la boxe était devenue bien plus qu’un sport. C’était mon moteur. Mon échappatoire. Ma force. Quand ma tête faisait trop de bruit, je boxais. Quand la colère remontait, je boxais.

 

Puis j’ai subi une autre agression.

 

Et cette fois, j’ai replongé. J’ai tout lâché. Même la boxe.
 

Jusqu’à cette conversation avec Agathe.

 

Un jour, Agathe m’a parlé de sa peur de devoir se retrouver au contact des hommes pendant les entraînements. Et immédiatement, j’ai compris.

 

Parce que moi aussi, j’avais changé. Moi qui m’étais entraînée pendant des années avec des hommes, moi qui savais me défendre, moi qui étais supposée être “forte”… le contact était devenu difficile.

 

Alors j’ai décidé de l’initier à la boxe. Au début, c’était simplement ça : deux femmes, des gants, un entraînement. Puis un autre. Et au fil des séances, quelque chose est devenu évident.

 

Nous avions toutes les deux besoin de ça.

 

Pas forcément pour les mêmes raisons. Mais nous en avions besoin.

 

J’ai recommencé à m’entraîner. Et cette fois, j’ai compris quelque chose que toutes ces années de combat avaient essayé de m’apprendre : la force physique ne suffit pas.

 

Tu peux savoir te battre et être complètement détruite à l’intérieur. La vraie force se construit aussi dans la tête. Dans la discipline. Dans la confiance. Dans cette capacité à tomber, puis à décider que tu vas quand même te relever.

 

Et si moi j’avais eu besoin de ça, si Agathe avait eu besoin de ça, combien d’autres femmes en avaient besoin sans savoir où aller ?

 

Des femmes qui n’osent pas entrer dans une salle remplie d’hommes. Des femmes qui ont perdu confiance en elles. Des femmes qui portent leur colère en silence. Des femmes qui veulent simplement se sentir fortes, capables et libres dans leur propre corps.

 

Alors tout est devenu clair. Je voulais transmettre ce que la boxe m’avait donné : la force, la détermination, la discipline. Mais surtout cette sensation que je connaissais si bien :

 

Je peux tomber. Mais je peux me relever.

 

J’avais eu besoin de cet endroit. Agate avait eu besoin de cet endroit. D’autres femmes en avaient besoin.

 

Alors Amazone Boxing Club devait exister.

 

Un endroit où une femme peut entrer avec le poids de sa journée sur les épaules et le déposer au pied du sac. Un endroit où elle peut transpirer, frapper, apprendre, respirer et progressivement retrouver quelque chose qu’elle pensait peut-être avoir perdu : sa force intérieure.

 

La boxe m’a appris ça très jeune. Puis la vie m’a obligée à l’apprendre une deuxième fois. Aujourd’hui, je veux transmettre cette force à d’autres femmes.

 

C’est pour elles qu’Amazone Boxing Club existe.

 

Pour leur donner un lieu où elles peuvent couper avec le monde extérieur. Retrouver leur corps. Reconstruire leur confiance. Développer leur discipline. Et découvrir la guerrière qu’elles avaient peut-être oubliée.

 

Une Amazone ne se définit pas par le nombre de fois où elle tombe. Elle se définit par le nombre de fois où elle décide de se relever et de continuer à se battre.

 

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